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Les Fleurs du Mal

 
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Agiad
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MessagePosté le: Ven 26 Mar - 05:18 (2010)    Sujet du message: Les Fleurs du Mal Répondre en citant

Ici chacun pourra poster ses créations littéraires, musicales et même ses desseins. Afin de partager sa passion avec d'autres, le topic est ouvert aux commentaires, mais il est fortement déconseillé de dénigrer le travail de chacun. Et bien entendu aucun propos injurieux ne sera toléré.
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MessagePosté le: Ven 26 Mar - 05:18 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Agiad
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Inscrit le: 06 Mar 2010
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MessagePosté le: Ven 26 Mar - 05:20 (2010)    Sujet du message: Les Fleurs du Mal Répondre en citant

C'est avec émotion que j'inaugure ce topic. Je vous propose le Synopsis que j'ai rédigé à l'occasion de mon concours de scénariste. Je vous préviens bien que ce soit littéraire ce texte est destiné au cinéma. Le style est donc particulier. En espérant que cela vous plaise.


Stockholm
 


La voiture roule à une allure calme, la conductrice vient d'allumer la radio. C'est un vieux morceau qui passe, un de ces tubes des années 70's. Approchant la voie rapide, la jeune femme accélère. Heureusement le trafic semble annoncer un trajet sans bouchons. Tout en continuant de rouler, elle décroche son téléphone portable puis raccroche violemment. Cela fait des années qu'elle a coupé les ponts avec son père et ça ne va pas changer crie t'elle. Énervée, Camille s'allume une cigarette, la place du Peyrou sur sa gauche, l'arc de triomphe de Louis XIV sur l'autre, elle s'enfonce dans les rues afin de se garer. Fatiguée et démaquillée, elle n'ose se regarder dans le rétroviseur. Enfin dehors, elle se dirige vers le café en bas de chez elle, il est tard et Camille n'aperçoit que très peu de clients à l'intérieur. Elle déambule jusqu'au bar, alors qu'elle passe l'entrée, le mégot fumant de sa cigarette glisse et vient s'écraser sur le palier. Elle s'assoit au comptoir, saluant Régis le barman elle prend un Margarita. Tout d'un coup, un homme l'interpelle de petits noms et de niaiseries, n'aimant guère se faire draguer, elle ne réponds pas et se met à l'écart pour éviter d'être accostée. Il faut dire que Camille grâce à sa chevelure blonde, sa peau blanche et ses yeux azur attire plus d'un homme à ses pieds, déclare Régis. Il lui fait un clin d'œil, puis fait signe au poivrot de lâcher Camille. Elle discute un court instant avec le barman, quand elle aperçoit l'horloge elle se ravise, finit son verre et quitte le bar au milieu de la nuit. Elle traverse les rues désertes et sombres. Alors qu'elle marche d'un pas lent et nonchalant, à demi endormie, elle ne peut remarquer l'homme qui depuis le bar la suit, ni voir la camionnette blanche et cabossée garée au bord du trottoir. Un frisson, une inquiétude secoue Camille. C'est alors qu'une main gantée appose brutalement un linge humide sur son visage, elle s'assoupit aussitôt.


Bertrand tient fermement la jeune femme évanouie entre ses bras musclés. Il l'amène à sa camionnette juste à côté. Vérifiant par la même occasion si personne ne les avait vus. Une fois rassuré, il porte sa proie à l'arrière de la fourgonnette . Il la ligote puis referme la porte. A l'arrière il n'y a que le corps inanimé de Camille, une planche de bois, ainsi qu'un carton plein de livres. Une fois au volant, le kidnappeur démarre et file à une allure raisonnable.


Lorsqu'elle ouvre les yeux, elle se trouve désormais dans une petite chambre. Les murs recouverts de crasse, un matelas pour s'allonger, une lampe au plafond ainsi qu'un petit frigo et des W.C plus que rudimentaires. Sur son visage on y lit l'horreur, mais surtout la peur de ne pas revoir la lumière du jour. Se relevant avec peine, elle se dirige vers le mini frigo.
A l'intérieur elle y découvre plusieurs boissons différentes ainsi qu'un sandwich. Elle s'empresse de dévorer ce dernier et de boire quelques gorgées. C'est alors qu'il fait son apparition. Sa silhouette sombre et massive masque la porte tandis que sa voix puissante impose le silence. Il la questionne sur son état puis lui jette violemment un livre. Surprise elle répond d'une voix faible. Bertrand quitte la pièce d'un pas lourd et referme la porte. Laissant Camille seule dans l'obscurité. Un vent froid et sifflant balaye sa prison. Elle se blottit contre le matelas. Elle n'ose crier sa douleur, ni même pleurer, elle s'endort avec un soupir aux lèvres.


Le lendemain matin elle se réveille la gorge sèche et décide de boire du jus d'orange. Ne sachant quoi faire, elle saisit le livre et commence à le lire pour tuer le temps et oublier sa peur. Plusieurs heures défilent. Une fois le livre consommé elle scrute la pièce. Un sourire se dessine sur son visage lorsqu'elle découvre que devant la porte git une couette et un autre ouvrage. Elle saisit la couette avec frénésie, elle s'enroule dedans. Soudain le ravisseur entre. Bertrand tient un plateau entre ses mains. Dessus on peut y voir un délicieux repas, de la viande cuisinée à l'ail ainsi c' une sorte de riz cantonnais. Camille se jette sur ce festin. Le kidnappeur reste dans l'ombre de la porte à observer la jeune fille manger. Une fois cela terminé il demande à cette dernière de l'écouter attentivement. Il déclare qu'elle est, pour l'instant, sa prisonnière. La jeune femme ne souffle mot. Elle opine du chef aux dires du ravisseur. Bertrand quitte donc la pièce emportant le plateau. Ce soir là Camille ne tremble plus contre le matelas, la couette enchaînée à son corps la réchauffe. De nouveau elle se plonge dans la lecture mais cette fois-ci pour y trouver Morphée.


Encore une fois le jour arrive avec une saveur amère dans la bouche de la jeune fille. Le stress, la peur ont ravagé son estomac et elle vomit en guise de réveil. Au déjeuner le ravisseur amène une multitude de médicaments basiques afin de soigner Camille. La fièvre fait couler sur le visage de cette dernière plusieurs gouttes, et ses lèvres deviennent bleues. Elle reste plusieurs heures entre le matelas et la couette à sangloter et à tousser. Comme seule réponse l'écho de ses pleurs lui revient.


Bertrand entre alors et éponge le visage brûlant de sa captive. Il en profite pour lui expliquer qu'il a prit contact avec son père, ce dernier refusant de céder le moindre centime pour sa fille dégoûte le ravisseur. Il ajoute qu'il ne lui fera aucun mal. Il quitte alors la chambre souhaitant un bon rétablissement à Camille. Une fois seule, elle maudit ce père indigne qui la laisse moisir ici, des larmes coulent de son visage et sa voix éreintée ne cesse d'insulter son bourreau et son géniteur. La nuit est courte pour la jeune femme, son état empire légèrement puis au matin elle finit par s'endormir. Plusieurs heures plus tard Camille arpente sa cellule malgré ses courbatures. Elle cherche un moyen de s'évader ou de contacter quelqu'un de l'extérieur. Elle n'a aucune confiance dans ce ravisseur gentleman qui l'inquiète plus qu'autre chose, ses gestes et l'expression de son visage trahissent ses pensées. Soudain elle pose son regard sur le sol, elle y voit une fêlure, assez importante pour y dérober une pierre. Camille s'exécute et dissimule la pierre sous sa couette, attendant son heure, elle guette la porte. Le ravisseur fait son apparition en milieu de soirée, il entre, plateau en main, comme d'habitude. S'approchant de Camille pour la servir, il n'a pas le temps de se défendre, ses mains sont occupées, et la pierre vient s'enfoncer dans le visage de Bertrand. Son nez dévie et une giclée de sang inonde ses narines et sa bouche. La jeune femme bondit alors du lit prête à s'enfuir. N'écoutant guère les cris de rage et les râles de douleur de son ravisseur elle parvient à pénétrer dans le couloir. Le visage terrifié elle court guettant l'extérieur. Mais elle trébuche tout d'un coup et vient percuter de plein fouet le mur tout près de ce qui semble être la porte d'entrée et sa liberté. Un voile noir entoure alors Camille, la violence de l'impact vient à point calmer ses espoirs.


La douleur la réveille, sur son front un imposant hématome y siège, déformant le regard de la jeune fille. Elle tente alors de se lever, mais elle découvre avec horreur qu'elle est solidement attachée au lit. Le kidnappeur ne fera pas deux fois la même erreur. Ce dernier tapis dans l'ombre s'avance vers elle et déclare d'une voix haineuse que son père est un monstre, qu'il a profité d'une affaire de malversation pour faire de lui un fusible, une tête de turc et un bouc émissaire. Bertrand hurle alors qu'il a dû supporter la prison, l'enfermement, la haine et la colère. A cause de la lâcheté et de l'avarice de ce monstre, sa femme s'est donnée la mort car elle n'a pas pu supporter cette épreuve. Il ne voulait utiliser Camille que pour atteindre son géniteur, il la pensait innocente, finalement elle est comme son père, un animal qui ne mérite aucune once d'humanité. A ces mots le ravisseur quitte la pièce et la laisse seule à sangloter. Les heures défilent, scrutant le plafond, s'imaginant au loin Camille est abattue et désespérée. Son unique refuge c'est les livres qu'elle lit, son regard est comme hypnotisé par ces lignes, elle s'assoupit l'ouvrage gît entre ses doigts.


L'ombre de Bertrand pénètre dans la chambre, il reste sur le seuil et jette un sandwich comme seul repas. Il informe Camille que son père refuse toujours de payer pour sa liberté, il espère gagner du temps. Le kidnappeur enchaîne et affirme détenir une preuve qui lui permet d'écarter la police, et qu'il laisse trois jours de réflexion au père pour qu'il se décide. Il s'en va et referme la porte. Elle peste alors et maudit de nouveau ce père indigne qui a toujours préféré son portefeuille à sa fille. Cruel et radin il n'a représenté qu'un anti-modèle. Puis elle pleure encore et encore, car désormais l'espoir d'être sauvée par la police lui est proscrit murmure t'elle. Camille se tourne alors dans le lit et prie à voix basse. Le sommeil la fauche peu après.


Le ravisseur entre alors dans la chambre et pour la première fois depuis deux jours il vient lui donner à manger à visage découvert. On distingue sur son visage un bandage épais maculé de sang. Il dépose un livre près de sa captive, puis lui donne à manger. Mais cette fois cette dernière engage la conversation, elle remercie l'homme pour les livres. Après un silence lourd, ce dernier poursuit le dialogue. Tous deux aiment la littérature et en discutent brièvement. Bertrand repars après avoir changé le pansement de Camille et pour la première fois, elle s'endort un sourire aux lèvres.


Le lendemain Bertrand la détache, ils discutent musique et littérature. Au bout d'un moment il laisse échapper un râle de douleur, sa blessure au visage le fait souffrir et le bandage ensanglanté glisse et tombe au sol. Camille s'en empare et délicatement vient soigner son bourreau. A l'aide d'une bouteille d'eau et de désinfectant elle panse la blessure et refait un bandage. Tous deux se frôlent et leur regard se croise, la scène se déroule sans un mot. Une fois le soin terminé, Bertrand se relève et lui susurre d'une voix calme qu'il a eu tort. Elle n'est pas comme son père. Elle est humaine.


A l'heure du dîner ils se retrouvent, cette fois Camille quitte sa cellule pour la salle à manger. L'entente est cordiale, la jeune femme dévore avec appétit son repas. Ils discutent de culture, tout d'un coup Bertrand ajoute que son père va payer mais qu'il a besoin de temps pour réunir la somme, environ quatre ou cinq jours. Il ramène ensuite Camille à sa cellule. Les jours passent, le ravisseur et la jeune femme déjeunent et dînent ensemble tout en discutant, petit à petit l'étudiante se détend et n'hésite pas à parler. Une sorte de complicité naît entre les deux. Le dernier jour les deux dînent de nouveau ensemble. Tout se déroule à merveille, discutant, riant et dînant dans une ambiance des plus chaleureuse et surprenante. Alors que la nuit et les étoiles recouvrent le ciel de leur doux manteau, Bertrand raccompagne Camille dans une chambre à l'étage de la maison. Un lit y trône au centre, avec plusieurs tableaux sur les murs, une salle de bain au fond. La jeune femme au moment des adieux, se tourne un instant vers le ravisseur. Malgré son nez tordu il n'a pas perdu de son charme. Ses petits yeux émeraude brillent d'une étrange lueur, ses cheveux en bataille et son visage creusé, touchent l'étudiante. Inexplicablement elle s'avance vers lui, leurs regards se croisent l'espace d'une seconde, tous deux muets et détendus. Doucement, calmement, leurs lèvres s'approchent et se frôlent, enfin ils s'enlacent pour ne plus se quitter. Les corps s'agitent, tous deux glissent vers le lit, tel un pianiste la peau de Camille vibre sous les mains de son ravisseur. Sa voix se brise, ses bras emprisonnent Bertrand, prisonnier il la déshabille et ils finissent par s'étreindre.


Le réveil est doux, les petits yeux de la jeune femme s'ouvrent et la lumière du jour vient enfin lui lécher le visage. Nue et chaude elle remue puis s'étonne. Ses souvenirs intactes la perturbent un instant. Elle réalise l'ambiguïté de la situation et se demande bien pourquoi cela s'est produit. Soudain un sourire illumine le visage de la captive, elle émet alors un soupir de soulagement. Elle pose ses yeux sur son kidnappeur, son sourire ne disparaît pas, bien au contraire. Les yeux de l'amant s'ouvrent lentement, il se réveil, se relève et se tourne vers la jeune femme. De sa voix grave il lui murmure regretter de l'avoir enlevée. Elle ne méritait pas ça, et surtout elle ne doit pas payer pour les crimes de son père. Il s'excuse et demande pardon.


Les moments qui suivent, les deux amants s'enferment l'un et l'autre dans un mutisme réciproque. Alors que l'heure approche, il la libère enfin et la guide jusqu'à sa voiture. Chaque kilomètre, chaque minute qui passe attriste le visage de Camille. Plus elle s'avance vers sa liberté et son père, plus une étrange douleur lui lacère le cœur. Elle se tourne vers son ancien bourreau et lui souffle ces quelques mots « Je te Pardonne ».


Comme l'avait exigé Bertrand, le Père est seul à cette station service. Le trafic est réduit et peu de voitures sont garées sur le parking. Aucun policier n'est présent. Le père tient une valise. Bertrand et Camille fixent tous deux le père, puis s'avancent. Aucun mot n'est échangé. Simplement le ravisseur regarde le père avec une expression noire. Le père saisit alors sa fille et lui hurle dessus. Lui reprochant sa négligence et la perte de son argent. Et alors que la silhouette du kidnappeur s'éloigne et s'efface, la main de Camille inflige une violente claque qui sonne le père. Ce dernier sous le choc n'ose répliquer ou même parler. La fille se tourne vers le père et lui assène un discours haineux. Reniant son géniteur, elle court rejoindre Bertrand.


Les deux amants s'enlacent encore et un sourire les unit. La jeune femme se penche vers son homme et lui murmure « Je t'aime ». Camille quitte alors l'étreinte de son amant pour se diriger vers sa voiture. Un bruit violent et sourd déchire les tympans de cette dernière. Elle se retourne et hurle. Bertrand ne peut l'entendre, il tombe lourdement sur le sol, face contre terre, dans sa gorge des gerbes de sang s'agitent et giclent. Lentement ses yeux se ferment, accompagnés par les cris et les sanglots de Camille. Le père, lui, tremble et pousse des cris de colère, dans sa main droite, il tient un revolver.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:34 (2018)    Sujet du message: Les Fleurs du Mal

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